Une pute au coin d'la rue est le spectacle fondateur de la compagnie, notre expérience fondatrice, notre ligne à suivre.

Une pute au coin de la rue, c'est d'abord le texte de Grisélidis Réal, sa poésie, sa crudité, sa singularité. C'est ensuite un propos, un regard sur la prostitution, une volonté de l'aborder. C'est surtout un objet esthétique et spectaculaire, une prise de possession de l'espace, par tous les moyens. Les corps évidemment, mais aussi le décor, le son et la lumière, autant d'éléments qui fonctionnent pour eux-même et grâce aux autres. De l'espace de scène au propos, tout se cherche, se rencontre, se confronte, avance ensemble petit à petit.


Une pute au coin de la rue, c'est aussi la juxtaposition de différents espaces-temps. Dans l'espace-temps de la narration d'abord, Grisélidis qui parle, qui se raconte ici et maintenant ; Rodwell – celui qu'elle a le plus aimé – comme un souvenir, une présence fugace et pourtant si forte ; le musicien qui les accompagne, qui les regarde faire soir après soir, qui se prend au jeu à son tour. Et, en contre-pied, un espace-temps contemporain, l'arrivée du réel sur la scène, la parole portée-rapportée par des passants : un avis, un questionnement, d'autres choses encore.


Une pute au coin de la rue, c'est regarder en biais nos représentations sociales et scéniques, c'est se jouer de l'image, de l'étiquette, c'est amener du ludique dans la misère.


Une pute au coin de la rue, c'est prendre le risque de se répéter, mais toujours autrement.

Résidences de créations :

7

Juillet 2015 : Le Cerisier - Bordeaux

Novembre 2015 : Centre d'animation Grand Parc - Bordeaux

Décembre 2016 : Les Coqs Rouges - Bordeaux

Mars - Mai 2017 : Maison des Arts - Université Bordeaux Montaigne - Pessac

Représenté au festival de la jeune création Circonstances, en septembre 2017.

Avec :

Mise en scène et scénographie : Perrine Thomas et Juliette Villenave

En jeu : Jérémy Drouillard, Mélanie Rateau et les passants du jour

En musique : Titouan Arrabieaubies

Costume : Blandine Bodet

Regards constructifs de Aurore Cailleret, Maxime Fieux, Oliver Henchley, Pascal Laurent, et toutes celles et ceux de passage.

Inspiration toute particulière : Lieux de plaisirs de Élodie Chrisment pour les décors, tissus, costumes, volupté.

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